Présentation du livre
Le livre « Passeurs et évadés dans les Pyrénées, rejoint le centre d’archives militaires du BEMALPA consacré au Mur de l’Atlantique dans les Pyrénées-Atlantiques.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont clandestinement traversé la chaîne des Pyrénées depuis la France vers l’Espagne entre 1940 et 1944 pour échapper à l’oppression et au régime de Vichy. Parmi ces évadés, on trouvait Juifs persécutés, militaires alliés (notamment des aviateurs abattus), résistants traqués, réfractaires au Service du travail obligatoire, et un nombre important de jeunes Français cherchant à rejoindre les Forces Françaises Libres.
L’ouvrage de Thomas Ferrer s’intéresse à cette étape locale majeure de la Seconde Guerre mondiale en liant les évènements majeurs aux histoires humaines.
Ces passages furent possibles grâce aux passeurs, souvent des bergers locaux des vallées pyrénéennes qui connaissaient parfaitement les itinéraires montagneux dangereux. Des réseaux de résistance coordonnés s’organisèrent, avec Toulouse comme centre logistique principal.
Les passages s’effectuaient généralement de nuit par les cols pyrénéens, malgré la surveillance allemande et les conditions topographiques et climatiques extrêmes.

Sommaire
- Une frontière dans tous ses états
- la frontière avant la défaite
- Les Pyrénées, un refuge, une impasse ou une porte de sortie?
- S’organiser pour passer
- D’épopées en tragédies, héros et anti-héros ordinaires
Titre : Passeurs et évadés dans les Pyrénées
Auteurs : Thomas Ferrer
Éditions : Cairn.
Total pages : 192
ISBN : 9-782350-686387
Résumé de l’éditeur
La montée des périls dans les années 1930 et surtout le début de la guerre civile espagnole en 1936 transforme la frontière pyrénéenne en ligne de tension puis de fuite, tout d abord pour les réfugiés républicains. Les flux et les reflux des exilés du franquisme suscitent alors débats et polémiques notamment sur les conditions d accueil d une population déracinée et démunie.
Dans ce contexte, de part et d autre des Pyrénées, les autorités concernées cherchent à restreindre la liberté de circulation de certaines catégories de personnes. La défaite française de 1940 a pour effet d inverser le sens des déplacements mais aussi d accroître la fermeture de la frontière, en particulier à partir de l occupation de la zone Sud par les Allemands. Militaires français démobilisés, juifs persécutés originaires de toute l Europe, pilotes alliés, jeunes Français voulant poursuivre la lutte, résistants traqués ou réfractaires au STO, ils sont nombreux à tenter le franchissement des cols pyrénéens pour survivre, vivre libre et pour beaucoup continuer le combat contre le fascisme.
Des réseaux s organisent alors et des passeurs deviennent des professionnels de ces franchissements extrêmement risqués du fait de la surveillance allemande mais aussi des conditions topographiques et climatiques. Ainsi, François Vignole ou Gérard de Clarens passent des dizaines de fois en Espagne accompagnés notamment de ceux que l on appelle les « évadés de France «.
Ils participeront à la victoire finale des Alliés, et ce sont alors d autres groupes d individus qui tenteront de fuir par les Pyrénées, collaborateurs et soldats allemands, les « réfugiés de la Libération ».
Mur de l’Atlantique et bunkers des Pyrénées-Atlantiques
Ces données du centre d’archives militaires du BEMALPA sur le Mur de l’Atlantique dans les Pyrénées-Atlantiques et les bunkers de la Côte-basque peuvent vous permettre d’aller plus loin dans vos recherches.
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